jeudi 31 juillet 2014

Extraits d'un travail en cours (de finition ?), suite...




"sinon le dehors
dénué de flammes
comme un anonyme
à la fosse commune

et le dehors se moquerait de lui"


"la statue de grès
dans le jardin
comme une bougie
sur une table"


"quand la porte s'ouvre
la maison pousse un soupir
sur ses hanches

dans le couloir des guirlandes
blanches maigres
pourtant vivantes"


"les petites plantes barbares
se permettent de le suivre"


"dans l'herbe comme rizière
ses pieds brouillés
ses doigts de pâte
mous humides"

Extraits d'un travail en cours (de finition ?)




"elle ne veut que le souffle
des nuages tombés si bas

l'air s'en frotte les mains
d'ouate et de gris"


"pas un mot dans la nuit
les lumières de sa maison

là-bas les coudes des rues
des voitures font des rondes
leurs phares éteints
un peu de fumée sur leurs flancs"


"une vitrine comme la rue
impossible d'en savoir la profondeur
la poussière des portes fermées
noires de bois mat
laquées de vide"


"en fait de mains elle n'a rien
toute trace dans le brouillard
où rien ne la distingue
la serre de près ou danse au loin"


"peur de ce jardin
de pierres gravées
vierge de tout corps
carié pourtant"


"elle croise tout son monde"

l'ombre de sève




l'ombre de sève
descend
bat des jambes
vers la falaise

de l'ombre de sève
on dit bien des choses
je ne l'ai vue qu'une fois
et de même n'en ai parlé

à chaque instant où le vin se fait tenaille...




à chaque instant où le vin se fait tenaille
je serre les lèvres de qui me parle
et tout s'échappe
par où se bat