mardi 25 août 2015

tendres sur le ventre...





tendres sur le ventre
cordes ongles d’anges
allongés de nuit parce que
c’est de pluie noire que vit la jetée

j’aurais aimé mordre les flots
mais quand un cœur vient sous forme d’écailles
il faut pour s’embarquer tant de sang
que la mort prend ses pieds où lui semble

une lune secerète au long des joues
dures à demi comme la pierre ici

lundi 24 août 2015

Sans titre




j'ai peur comme cette montagne qui ne se voit pas
riche d'alpinistes où ses versants
coulent dans l'ombre

à leurs bords leurs mots
brûlent dans la glace et saluent l'océan

j'ai peur et je n'ai pas de nom
au moins parce que les rêves
se lèvent pour vous tout le temps
au moins j'ai peur mais je suis là
montagne qui ne se voit pas

dimanche 9 août 2015

les ombres restent dans la ruelle...





les ombres restent dans la ruelle
pour elles monter jusqu’au vieux temple
c’est une chose d’une autre vie

la pluie griffe au dedans les corps
aux âmes des mains grasses voudraient parler

mais quelle est cette langue perdue
qui en d’autres temps courait dans la ville

il faudrait pour la dire abattre les rues
cela s’est déjà fait elles ont repoussé

c’est ainsi que les ombres ne parlent pas
que la pluie les effrite
et que le vieux temple dort