mercredi 19 octobre 2016

une clairière




une clairière ou bien passé
quelque frontière et le silence

car ici tout ne peut rien dire
dans ce long souffle orange
la lymphe de la forêt irrigue le temple

aux crevasses des murs
qui leur sont extérieures
les plus fortes sans doute
et les plus invisibles

sur le mur justement
qui paraît le mieux debout
car il porte haut son regard
en face de tout ce qui le regarde
une fenêtre bombée
sur son front un œil un bouclier

sous la paupière de bronze
de fonte de verre ou de peau
des ruisseaux de sang acide
coulent brûler sous le toit
dans l’ombre ocre des arbres

puis sans se voir ils font le tour
et viennent montrer au dehors
comme une aube noire et perdue 




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