samedi 19 novembre 2016

qui guette le pêcheur





dehors la ville qu’on rêve
l’eau prisonnière des murs
ou qui brille sous les rues

ce paysage comme dans l’œil qui se ferme
le soir se penche près d’un rideau tendu
sa joue contre la brique froide
et puis là-bas repart une voiture

au-delà des colonnes c’est un monde sans règne
où tout est possible se resserre
sur tout objet
intangible sous les pas la scène
évanouie qui voit les spectateurs
tant il y fait clair et nuit

ce qui guette le pêcheur à l’angle du tableau
c’est tout instant qui se voit
cette ville où on vit
c'est ce monde sans règne



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