dimanche 22 janvier 2017

Paysage du jour 4




Je n'ai pas écrit de paysage du jour
depuis quatorze jours.

Si je me reprenais au jeu,
je verrais donc à présent
quatorze choses
avec au dedans leur infinité
ou rien
ou entre les deux.

Mais ce serait plonger la tête à la renverse
dans l'eau salée.
Ce serait croire voir des étincelles
et mentir, amer,
au bord de l'océan,
dans sa vague la plus chaude
et lumineuse, ce serait du vent.

Et ça n'a pas de sens.
Ce qui a un sens à présent,
c'est ce paysage.

Il défile,
il entrouvre ses yeux.



Stéphane Bordarier : Sans titre, 1998

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire