mercredi 1 mars 2017

Paysage du jour 11





par un poème de Lionel Destremeau

Ces mots sur les draps pliés,
une faim lointaine,
un tir indistinct,
présent, là,
dans l’œil qui se cogne
à un souvenir qui n’est pas à moi.

Corps se lève du lit
et de la chambre sort
dans la pleine chaleur.

Cour en désordre au soleil,
route qui passe là-bas,
qui va prendre corps.

De qui ces images ?
Et où sont les miennes,
celles pour qui j’ai le droit
à mon repos ou à mon enfer

en lisant ces mots sur les draps pliés ?




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