lundi 19 juin 2017

Paysage du jour 25




La prison de cette ville,
paume posée sur la joue du mur,
cette longue cave fleurie.
Plus loin, dans les immeubles sur eux-mêmes
penchés, les bouteilles ouvrent leurs mains.
Elles attendent et meurent tout autant,
à moins qu'un instant s'arrête
et les prenne en lui, dure colline,
retour dans une terre qui n'est plus la leur.

Dans tout ce temps les gens font des pas
de danse, collent aux joues du mur
et ignorent les uns des autres
les poches où leurs mains parlent
la langue chaude et morte de l'immobilité.




Jim Jarmusch, "Permanent vacation"

1 commentaire:

  1. Ah, Jim Jarmush. Il fait partie de l'un de mes plus fameux cauchemars. " Je croise Jim Jarmush en sortant de la boulangerie, on se salue et on se souhaite une bonne journée. Lorsque je rentre chez moi avec ma baguette de pain, je trouve mon chien, debout sur la table en train de s'essuyer les fesses avec l'assiette de frites que j'avais laissée refroidir. Rude journée. Pas trop hermétique ton poème ou alors, c'est moi qui suis plus réceptif ce matin. Bien ! Je peux pas mettre de main bleue, le pouce en l'air puisqu'on n'est pas sur Facebook. Mais le cœur y est...

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