lundi 11 décembre 2017

Quatre poèmes aux angles de la Porte de Hal




1-
Les passants s'accrochent au vertige
ou l'oublient en creusant la foule,
celle qui à travers eux regarde la ville.
De chaque côté des chevaux
ou des barques tirés sous les murs.

*
**

2-
La pierre noire au-delà de la gare,
déjà cadeau au socle de la ville,
où les bras se déchirent à la poussière
des murs tombés, de ceux qui observent
un ciel blanc comme aveugle et sans fond.

*
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3-
Les souterrains qui s'imaginent peut-être,
de quel bruit résonne ce qui y passe,
les poches gonflées par toutes les pluies venant,
les orages d'acier tant que les cernes bleus de l'ennui,
tout tourne dans l'écrou de cette porte qui descend.

*
**

4-
Le retour sans allant vers chez-soi,
les portes vitrées où colle une vapeur
double, triple, solitaire ou à l'infini :
il y a dans ces murs tant d'eau froide et d'haleines.
La place, au bout, et ses cafés, pour que dans la lumière le jour finisse.




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